
Baracoa nous a marqués moins pour sa ville elle-même que pour son isolement, sa route spectaculaire et cette impression d’entrer dans une autre Cuba, plus verte, plus humide et plus calme.
2 jours suffisent bien dans la plupart des cas, surtout si la météo reste capricieuse.
Le trajet depuis Santiago de Cuba fait partie intégrante de l’expérience. C’est même, honnêtement, l’un des souvenirs les plus forts que nous gardons de Baracoa. On voit peu à peu le paysage changer, la côte devenir plus sauvage et la végétation gagner en intensité.
| Lieu | Durée | Intérêt | Avec enfants | Conseil |
|---|---|---|---|---|
| Route côtière vers Baracoa | Demi-journée | Très fort | Oui | Prévoir si besoin un traitement contre le mal des transports |
| Arrêt fruits et cônes | 15 à 30 min | Gourmand et local | Oui | Garder quelques pesos cubains |
| Centre de Baracoa | 1 à 2 h | Agréable mais rapide | Oui | À visiter sans attente excessive |
Le bus Viazul qui mène à Baracoa depuis Santiago de Cuba montre bien la transition entre une région plus chaude et sèche, puis cette zone beaucoup plus verte et humide. La route est belle, mais elle est aussi sinueuse. Si vous êtes sensibles dans les transports, mieux vaut prévoir le coup.
L’arrêt de quelques minutes sur la route nous a vraiment fait du bien. C’était l’occasion de dépenser quelques pesos cubains pour acheter des fruits et surtout ces fameux cônes sucrés, mélange très local de fruits confits et de sucre. C’est simple, très typé, et ça fait partie des petits détails de voyage qu’on retient.
Une fois sur place, nous sommes partis à pied découvrir Baracoa. La ville est minuscule et le tour va vite : quelques rues, une cathédrale, une ambiance tranquille, et une sensation de bout du monde plus forte que la visite elle-même.
Le lendemain confirme ce que l’on pressentait dès l’arrivée : Baracoa n’est pas une grande étape urbaine, mais plutôt une pause. On y vient pour l’atmosphère, pour respirer un peu différemment, et pour cette sensation d’être vraiment loin du reste.
| Lieu | Durée | Intérêt | Avec enfants | Conseil |
|---|---|---|---|---|
| Casa del Cacao | 30 min | Pause gourmande | Oui | Tester aussi les boissons plus originales |
| Casas particulares | 1 h | Logistique voyage | Oui | Ne pas accepter trop vite un relogement |
| Aérodrome de Baracoa | Variable | Pratique mais aléatoire | Oui | Arriver très en avance |
Au centre, une petite pause à la Casa del Cacao vaut le détour. Nous y avons testé un chocolat chaud fait avec le cacao de la région. Très épais, préparé avec de l’eau plutôt qu’avec du lait, il ne nous a pas totalement convaincus. En revanche, le mojito au chocolat, avec sa liqueur de cacao, était beaucoup plus surprenant et franchement réussi. À l’époque, ces boissons coûtaient 2 CUC.
Nous avions réservé à La Casona, après avoir confirmé notre arrivée quelques jours plus tôt. Une fois sur place, la propriétaire nous a envoyé un vélo-taxi pour finalement nous annoncer qu’elle n’avait plus de place et voulait nous reloger chez une amie. Nous avons refusé, calmement mais fermement. Accepter ce type de relogement encourage des pratiques assez discutables.
Nous avons donc préféré chercher une autre casa, ce qui reste faisable à Baracoa.
Nous avons finalement dormi chez Yamilé y Ramon. La casa ne nous a pas semblé exceptionnelle, notamment sur la propreté et la literie, mais pour une nuit cela faisait l’affaire. Le petit-déjeuner était en revanche très bon et l’accueil restait agréable, comme souvent à Cuba.
L’autre manière d’arriver ou de repartir de Baracoa reste l’avion local. L’aéroport, ou plutôt l’aérodrome, est à environ 4 km. Il faut arriver très en avance, car les vols sont peu nombreux et le surbooking est fréquent. Quand nous avons fait la liaison Baracoa – La Havane, nous avons eu deux heures de retard. Là encore, mieux vaut rester souple.
Bus Viazul à Baracoa à Cubaqui vaut presque à elle seule l’étape
Cônes de fruits à Baracoa à Cubaachetés pendant la pause sur la route
très différent du reste du voyage cubain
Nous avons testé Yamilé y Ramon, une casa correcte pour une nuit mais pas mémorable sur la literie ou la propreté. Si vous réservez ailleurs, mieux vaut confirmer juste avant et rester vigilants en arrivant.
Baracoa ne nous a pas laissé le souvenir d’une destination particulièrement simple pour manger végétarien, surtout en sortant des plats de poisson et de fruits de mer. Dans ce contexte, le plus réaliste reste souvent de demander des accompagnements simples, du riz, des légumes ou des assiettes adaptées au moment de commander.
Baracoa n’a pas été l’étape la plus chère du voyage, mais elle demande surtout de la souplesse logistique plus que du budget exceptionnel.
Baracoa est une étape que nous avons appréciée davantage pour son atmosphère et sa route d’accès que pour la visite de la ville elle-même. Si vous aimez les changements d’ambiance, les paysages plus sauvages et l’idée d’aller jusqu’au bout de l’île, elle mérite sa place dans un itinéraire cubain. Si vous cherchez une grande ville riche en visites, ce n’est clairement pas l’étape la plus forte.