
Conservez La Havane, Trinidad, Viñales et une plage, puis supprimez l'extrême Est du pays.
Ajoutez davantage de temps à La Havane, Trinidad et Baracoa, ou remplacez Cayo Coco par des étapes plus lentes.
Nous arrivons à La Havane sous la pluie. La première impression est un peu grise, mais elle ne dure pas. En revanche, la logistique d'arrivée donne tout de suite le ton : longue attente à la douane, sortie lente de l'aéroport, puis taxi réservé par notre première casa.
Comptez environ 25 CUC pour rejoindre Habana Vieja depuis l'aéroport, et gardez à l'esprit qu'à l'époque, il fallait aussi payer 25 CUC par personne de taxe d'aéroport au retour.
Le conseil le plus important de cette première étape est simple : prévoyez du temps et du cash. À Cuba, l'organisation théorique et la réalité du terrain ne coïncident pas toujours.
Pancarte d'arrivée à Cienfuegos
Petit parc en bord de baie à Cienfuegos
Bar El Palatino à Cienfuegos
Casa Vista Del Mar à Cienfuegos Le troisième jour résume assez bien Cuba. Nous avions prévu de partir pour Santa Clara, mais le bus Viazul a été supprimé. Nous essayons un taxi collectif, qui ne vient jamais. Retour à la gare, nouveau taxi, nouveau billet, et nous partons finalement pour Cienfuegos.
Cette ville s'est révélée être une très belle surprise. Nous avons aimé l'architecture, les façades restaurées et l'atmosphère plus tranquille.
La Plaza José Marti est particulièrement belle au coucher du soleil.
Nous gardons aussi un bon souvenir du jus de citron pressé bu à El Palatino.
Pour la nuit, nous avons dormi à la Casa Vista Del Mar, agréable pour sa situation et son petit coin de plage privée.
Nous rejoignons ensuite Trinidad, l'une des villes que nous avons le plus aimées à Cuba. Rues pavées, façades colorées, ambiance musicale, lumière superbe : la ville a une vraie personnalité.
Trinidad fonctionne très bien sur deux jours, sans se presser. C'est l'une des étapes que nous conseillerions presque systématiquement dans un premier voyage cubain.
Depuis Trinidad, nous changeons complètement de registre avec quelques jours de plage à Cayo Coco. Le timing est ironique : nous arrivons en pleine tempête tropicale.
Le lendemain, le temps s'améliore un peu et nous allons à Playa Pilar. La plage est jolie, mais nous n'avons pas eu le coup de foudre espéré, peut-être à cause de la météo et des algues.
Cette parenthèse balnéaire reste agréable, mais avec le recul, ce n'est pas forcément la partie la plus forte du voyage.
Nous quittons Cayo Coco dans la nuit pour rejoindre Ciego de Ávila en taxi, puis nous embarquons dans un bus de nuit pour Santiago de Cuba. Le trajet est long, éprouvant, mais efficace si l'on accepte ce type de transition.
Nous consacrons ensuite une journée à Santiago de Cuba, puis une autre à Baracoa, au bout du pays. Ces deux étapes complètent bien l'image de Cuba : un Est plus brut, plus montagneux, plus lointain.
Baracoa nous a particulièrement plu pour sa sensation de fin de route et son ambiance plus isolée.
Depuis Baracoa, nous prenons un vol intérieur vers La Havane, puis nous enchaînons directement avec un bus Viazul pour Viñales. La journée est longue, mais elle nous permet de sauver du temps sur la suite du voyage.
À Viñales, le rythme change complètement. On retrouve le calme, la campagne, les mogotes et une atmosphère plus apaisée. C'est une très belle manière de respirer après la complexité des grands trajets cubains.
Le voyage se termine à La Havane, où nous profitons de ces derniers jours pour flâner encore, faire quelques achats et savourer une dernière fois l'énergie de la ville avant le départ.
Cuba se prête très bien aux casas particulares. Nous avons gardé l'hôtel pour la parenthèse balnéaire à Cayo Coco.
Les transports cubains demandent beaucoup de marge, les billets de bus peuvent être difficiles à obtenir, et les formalités d'entrée doivent être préparées avant le départ.
Le voyage n’était pas construit comme un road trip végétarien, mais on peut tout à fait s’en sortir avec quelques ajustements :
Il faut surtout garder une logique souple et ne pas s’attendre à une scène végétarienne structurée.
Au total, ce voyage de 17 jours à Cuba nous avait coûté environ 4 500 EUR pour 2 personnes. Le budget peut sembler élevé pour Cuba, mais les vols pèsent lourd, et la logistique sur place n'est pas toujours aussi économique qu'on l'imagine depuis l'Europe.
La chaleur humaine, l'ambiance des villes coloniales, l'énergie de La Havane et l'impression de découvrir un pays vraiment à part.
Les transports, les temps d'attente, l'imprévisibilité générale et l'impression de perdre parfois beaucoup de temps pour des choses simples.
Ce road trip est idéal pour les voyageurs qui acceptent de lâcher un peu de contrôle et qui veulent vivre un pays au-delà de ses seuls beaux décors.