
Si vous manquez de temps, gardez soit Bangkok et le Nord, soit Bangkok et les îles du Sud, mais évitez de vouloir faire tout le pays trop vite.
Avec une semaine de plus, nous ralentirions davantage dans le Nord et nous garderions plus de temps sur les îles au lieu d'enchaîner autant de traversées.
Nous atterrissons à Bangkok après un vol avec escale à Doha, les sacs bien remplis et cette impression grisante d'arriver enfin en Thaïlande. Dès les premières heures, Bangkok donne le ton : chaleur, circulation, énergie folle, nourriture partout, temples, marchés, taxis à négocier et dépaysement immédiat.
Ces premiers jours servent surtout à entrer dans le pays. On s'habitue au rythme, à la monnaie, à la chaleur et à cette ville qui peut sembler éprouvante au départ mais qui devient très vite attachante.
Nous partons tôt de Bangkok pour rejoindre Ayutthaya en train. À l'époque, nous avions pris un train de 3e classe pour seulement 20 THB par personne, sans réservation préalable, en achetant simplement le prochain départ à la gare.
Le trajet en lui-même fait déjà partie de l'expérience. Il faut accepter les retards, l'organisation parfois flottante et le confort sommaire, mais tout cela raconte déjà quelque chose du pays.
Nous avions choisi de faire l'aller-retour dans la journée, et pour une première découverte cela fonctionne bien. Ayutthaya se visite facilement sur une grosse journée si l'on vise l'essentiel.
Après Bangkok, nous prenons un vol pour Chiang Rai. Le passage par l'aéroport rappelle à quel point ce voyage repose sur un empilement de petits choix logistiques : taxi meter, vols low cost, transferts à ne pas sous-estimer.
Le Nord nous a immédiatement plu pour son rythme plus respirable. Chiang Rai offre une ambiance bien différente de Bangkok, avec moins de tension et davantage d'ouverture sur la région du Triangle d'or.
Pour rejoindre Chiang Mai, nous avions pris un bus VIP depuis Chiang Rai, confortable et finalement très simple à utiliser. Là encore, ce sont des détails de transport qui font le voyage : trouver la bonne gare routière, réserver la veille, comprendre les classes de bus, gérer les tuk-tuks.
Chiang Mai nous a semblé être l'une des étapes les plus équilibrées du parcours. La ville permet de souffler un peu, de se poser, de reprendre un rythme plus fluide avant de repartir vers le Sud.
Nous quittons Chiang Mai pour Phuket. Le vol se passe bien, mais l'arrivée rappelle qu'en Thaïlande il faut toujours garder un peu de souplesse.
Notre erreur a été de prendre un minibus partagé depuis l'aéroport vers Phuket Town. Sur le papier, c'était économique. En pratique, nous avons attendu longtemps que le véhicule se remplisse, puis subi l'arrêt intermédiaire classique dans une agence d'excursions, avant de faire le tour des hôtels. Bref, ce fut une mauvaise opération.
À partir de là, le voyage devient plus maritime. Nous enchaînons Koh Phi Phi, Koh Lanta, Koh Lipe, puis le retour par d'autres traversées. Sur le papier, cela fait rêver. Dans la réalité, c'est magnifique, mais plus fatigant que ce que l'on pourrait imaginer.
Le premier ferry du matin vers Koh Phi Phi, puis l'enchaînement immédiat vers Koh Lanta, nous ont bien montré à quel point le Sud thaïlandais peut vite devenir un voyage de logistique. Il faut être à l'heure, vérifier les billets, accepter les délais et rester patient.
Le passage vers Koh Lipe en speed boat a été l'un des transferts les plus éprouvants. Si la mer est agitée, le trajet peut devenir franchement physique. C'est le genre d'étape que nous déconseillerions aujourd'hui à des voyageurs sujets au mal de mer, à des familles avec tout-petits, ou à ceux qui cherchent un séjour très reposant.
Nous gardons malgré tout un très beau souvenir de ces îles. Il y a une vraie récompense à l'arrivée : lumière, eau claire, ambiance plus lente, plages et longues soirées simples.
Le retour vers Koh Phi Phi puis Phuket nous a confirmé une chose : ces étapes sont superbes, mais il faut bien mesurer le coût énergétique des traversées répétées.
En revenant à Phuket, puis à Bangkok, nous retrouvons un rythme plus urbain. Nous profitons de la fin du voyage pour faire quelques achats, puis nous poussons jusqu'à Kanchanaburi pour voir le pont de la rivière Kwaï.
Cette dernière excursion ajoute encore une tonalité différente à un voyage déjà très riche. Ensuite, direction l'aéroport, hôtel de transit et retour en France, avec cette impression d'avoir vécu énormément de choses en à peine trois semaines.
Nous avions alterné hôtels, guesthouses et nuits de transit. En Thaïlande, ce mode de voyage reste simple et très souple, surtout avec les vols intérieurs et les ferries.
Horaires de trains, ferries, vols intérieurs et transferts changent régulièrement. Il faut aussi surveiller la météo marine, surtout pendant la saison des pluies et pour les traversées en speed boat.
La Thaïlande est globalement une destination très agréable pour manger végétarien, à condition de rester attentif aux sauces et aux bouillons.
On trouve facilement :
Le plus difficile n’est pas de trouver à manger, mais parfois de bien faire comprendre ce que l’on souhaite éviter.
Ces 22 jours en Thaïlande nous avaient coûté environ 3 600 EUR pour 2 personnes. Le total historique reste à 3 600 EUR, mais le détail exact entre hôtels, repas, activités et transports n'était pas parfaitement ventilé. Nous avons donc reconstitué une ventilation cohérente à partir de nos notes et des grands postes du voyage. Ce road trip nous semble surtout représenter un budget assez confortable, lié au grand nombre de déplacements, de traversées et d'activités.
La variété du pays, le contraste entre Bangkok, le Nord et les îles, et l'impression d'avoir vécu plusieurs voyages en un seul.
Le nombre de transferts. À plusieurs moments, la logistique a pris beaucoup de place dans l'expérience.
Nous ralentirions nettement dans le Sud et nous supprimerions sans doute une ou deux traversées pour garder davantage de confort.
Ce road trip est parfait pour ceux qui veulent une grande première traversée de la Thaïlande, aiment les voyages variés et acceptent qu'une partie du plaisir passe aussi par la gestion des transports.