
Si vous manquez de temps, concentrez-vous sur une seule ville, ou faites seulement Saint-Pétersbourg et Moscou avec un train rapide de jour.
Avec quelques jours de plus, nous ajouterions une nuit supplémentaire dans chaque ville et un vrai temps pour les musées et palais.
Nous avons commencé par Saint-Pétersbourg, que nous avons visitée pendant cinq jours. L'hiver renforce tout : les façades pastel, les canaux, les coupoles, l'air froid, les lumières de fin d'après-midi. Le voyage démarre donc dans une ambiance très particulière, assez théâtrale, presque littéraire par moments.
C'est une ville qui se prête bien à une découverte lente. On alterne grandes visites, cafés pour se réchauffer, longues marches, et petits moments d'observation où l'on comprend doucement qu'ici tout ne fonctionne pas comme dans une capitale d'Europe de l'Ouest. C'est ce décalage qui donne son charme au voyage.
Le lien entre les deux villes faisait partie intégrante du voyage, et nous voulions absolument le faire de nuit. D'abord pour l'expérience, ensuite parce que perdre une journée entière en transport sur seulement neuf jours nous paraissait dommage.
Nous avions choisi le train Jekspress, au départ de Saint-Pétersbourg à 23h59, pour une arrivée à Moscou vers 8h. Le trajet nous avait coûté 3 000 roubles par personne. La vraie difficulté n'était pas le voyage en lui-même, mais bien la réservation. À l'époque, le plus compliqué était le guichet : très peu d'anglais, une logistique rigide, et la nécessité d'arriver avec toutes les informations déjà notées en russe.
Notre meilleur conseil sur ce point reste simple : faites-vous aider par votre hôtel pour noter sur un papier le numéro du train, le trajet, l'horaire, le type de couchette et si possible vos préférences de place. Nous avions aussi retenu une petite astuce utile : si vous voyagez à deux et que vous voulez vraiment deux couchettes du bas, il peut être plus efficace d'acheter les billets séparément.
Une fois à bord, tout s'est révélé beaucoup plus simple et rassurant que ce que nous imaginions. L'accès au wagon est contrôlé, les couchettes sont propres, les draps fournis, et l'ensemble est petit mais fonctionnel. On ne dort pas parfaitement, bien sûr. Il y a le bruit, les secousses, la promiscuité, et cette impression de sommeil très léger que l'on connaît souvent dans les trains de nuit.
Mais nous avons aimé ce moment. Il apporte une vraie cohérence au voyage. On n'a pas seulement changé de ville, on a vécu une transition très concrète, très locale, bien plus intéressante qu'un simple vol intérieur.
Nous arrivons ensuite à Moscou, encore un peu fatigués par la nuit, mais très contents d'avoir fait le trajet de cette manière. Moscou nous a semblé plus massive, plus tendue et plus impressionnante que Saint-Pétersbourg.
Le métro à l'heure de pointe demande un peu d'énergie, surtout quand on arrive avec les valises, mais il fait aussi partie du voyage. Moscou donne tout de suite le sentiment d'une grande capitale qui assume sa puissance. On sent davantage l'époque soviétique, la monumentalité, et une forme de dureté qui fait partie du charme du lieu.
Nous y avons passé quatre jours, ce qui nous a permis de prendre la mesure de la ville sans avoir l'impression de courir en permanence.
Pour ce voyage, l'hôtel reste la solution la plus simple, surtout avec le froid, les arrivées tardives et la logistique des gares.
Les formalités d'entrée, les visas et les conditions de paiement ont beaucoup évolué. Vérifiez impérativement les règles officielles en vigueur avant d'envisager ce voyage.
La Russie n’était pas la destination la plus simple de notre parcours côté végétarien, mais ce n’était pas impossible non plus. Dans les grandes villes, on peut s’en sortir avec :
Le vrai défi n’était pas tant l’offre que la barrière de la langue, surtout à l’époque.
Ce voyage de 9 jours en Russie nous avait coûté environ 1 500 EUR pour 2 personnes. Le budget de l'époque restait très correct pour deux grandes villes et un trajet emblématique en train de nuit. En revanche, pour un projet comparable aujourd'hui, il faut repartir de zéro sur les repères pratiques et tarifaires.
L'atmosphère hivernale, le contraste entre les deux villes et l'expérience du train de nuit.
La réservation ferroviaire, la langue et l'énergie nécessaire pour tout gérer dans le froid.
Nous garderions davantage de marge autour du trajet de nuit et nous ralentirions un peu le programme culturel dans chaque ville.
Ce voyage est parfait pour ceux qui aiment les grandes villes chargées d'histoire, les expériences ferroviaires et le dépaysement culturel immédiat.