
Mieux vaut se concentrer sur une seule île plutôt que de vouloir remonter tout le pays trop vite.
Avec plus de temps, nous choisirions clairement un van et nous ralentirions à Wanaka, Kaikoura et dans la région de Rotorua.
Nous arrivons en Nouvelle-Zélande par Queenstown, après un long trajet depuis Paris avec escale à Hong Kong puis passage par Auckland. Cette entrée en matière fonctionne très bien : on se retrouve immédiatement plongés dans les montagnes, avec cette sensation d'espace qui ne quittera plus vraiment le voyage.
Nous prenons la route vers Milford Sound, avec une première étape vers Te Anau. La route est déjà très belle, et à partir de Te Anau les points de vue se multiplient.
Malheureusement, lors de notre passage, un brouillard épais nous a privés du grand spectacle que nous attendions sur le fjord.
Même frustrée, cette journée illustre bien ce qu'est la Nouvelle-Zélande : un pays superbe, mais jamais complètement domptable côté météo.
Nous roulons ensuite vers Wanaka, ville très agréable où l'on sent immédiatement qu'on pourrait rester plus longtemps. Nous avions prévu le Rob Roy Valley Track, mais le pont était fermé, ce qui nous a fait basculer sur le Diamond Lake Track.
La randonnée est plus exigeante qu'elle n'en a l'air, mais la vue au sommet récompense très largement l'effort.
Nous poursuivons avec Aoraki / Mount Cook, autre grande étape de montagne, puis Christchurch, qui apporte une transition plus urbaine. Là encore, l'impression dominante reste celle d'un pays très visuel, où même les trajets servent le voyage.
En direction de Kaikoura, la route 1 nous offre de très beaux panoramas, surtout au coucher du soleil.
Kaikoura est une charmante étape pour ceux qui veulent observer la faune marine. Nous y avons surtout retenu Kean Point, où l'on peut voir des phoques de près dans un cadre naturel.
Nous consacrons ensuite une journée à Abel Tasman National Park, pour retrouver la côte, la marche et cette lumière très particulière du nord de l'île du Sud.
Pour visiter les Marlborough Sounds, nous avions choisi une sortie bateau avec Beachcomber. Le principe nous avait beaucoup plu : naviguer de petite île en petite île tout en voyant le courrier distribué aux habitants.
Ce n'est pas l'étape la plus spectaculaire du voyage, mais elle apporte un autre rythme, plus posé.
Le Tongariro Alpine Crossing reste l'une des grandes randonnées emblématiques du voyage. C'est une journée forte, exigeante et très exposée aux conditions météo. En Nouvelle-Zélande, ce genre d'étape ne s'improvise pas.
Geyser Lady Knox à Rotorua
Champagne Pool à Wai-O-Tapu
Décors de Hobbiton
Autre vue du village des Hobbits Nous longeons ensuite le lac Taupo jusqu'à Rotorua, où nous visitons Wai-O-Tapu Thermal Wonderland. L'odeur de soufre n'est pas la partie la plus agréable de l'étape, mais l'activité géothermique est réellement fascinante.
Nous poursuivons ensuite jusqu'à Matamata pour visiter Hobbiton. L'entrée était chère, clairement, mais l'immersion dans les décors fonctionne très bien.
Nous terminons à Auckland, une ville plus jeune, plus animée, qui nous a un peu rappelé San Francisco par certains aspects.
Le Auckland War Memorial Museum nous a particulièrement plu, tout comme la vue depuis Mount Eden et la Sky Tower.
Avec le recul, la Nouvelle-Zélande est l'un des pays où le van fait le plus sens. Il donne une vraie liberté et colle parfaitement au rythme des paysages.
Nous avions alterné motels et hôtels, parfois très bien, parfois plus décevants. Cela reste faisable, mais moins souple qu'un van.
Les temps de route sont plus longs qu'ils n'en ont l'air, la météo change très vite, et certaines randonnées exigent de vraies vérifications avant départ.
La Nouvelle-Zélande est assez simple à vivre pour des voyageurs végétariens, surtout dans les villes touristiques. Les cafés, diners, boulangeries et supermarchés permettent de composer facilement.
Sur un itinéraire aussi mobile, l’autonomie reste le meilleur allié.
Ces 12 jours en Nouvelle-Zélande nous avaient coûté environ 5 140 EUR pour 2 personnes. Le budget est élevé, sans surprise, mais il reste cohérent pour une destination aussi lointaine et aussi mobile. En 2026, il faut prévoir encore davantage de marge, surtout pour les activités iconiques, les ferries éventuels, les hébergements bien placés et la location de véhicule.
La beauté générale des paysages, l'accueil néo-zélandais et la diversité du voyage.
Le rythme était soutenu, avec beaucoup de route et des journées parfois longues physiquement.
Nous choisirions un van et nous accepterions de voir moins, mais mieux.
Ce road trip est idéal pour ceux qui aiment les grands paysages, la route et la marche, et qui acceptent qu'en Nouvelle-Zélande les temps de déplacement pèsent vite dans le programme.