
Conservez le sud, le Cercle d'or, Jökulsárlón et, si possible, une parenthèse autour de Mývatn. Le tour complet perd vite son intérêt si vous le compressez trop.
Ajoutez des nuits dans les fjords de l'ouest, plus de randonnées autour de Skaftafell et davantage de marge pour la météo, surtout si vous partez en van avec un enfant.
Blue Lagoon à l'arrivée
Dans le Blue Lagoon
Pause au Blue Lagoon
Þingvellir
Autre vue sur Þingvellir
Gullfoss
Gullfoss sous la pluie Nous atterrissons vers 20h sous la pluie fine, le brouillard et un froid assez brutal pour un mois de juillet. Le ton est donné tout de suite. Nous avons rendez-vous avec le loueur de van, Tripcampers, mais personne n'est là à notre arrivée. Quelques coups de fil plus tard, on nous explique qu'ils ont eu un problème avec leur minibus. Le voyage démarre de manière un peu bancale, mais finit par vraiment commencer une bonne demi-heure plus tard, quand nous récupérons enfin notre petite maison roulante des quinze prochains jours, avec en bonus 50 EUR de borne wifi.
Nous dormons directement sur le parking du Blue Lagoon pour être à l'ouverture le lendemain. C'est très "premier soir de road trip", très novice, mais ça fait aussi partie du souvenir.
Le lendemain matin, direction le Blue Lagoon dès l'ouverture. Nous avions réservé une quinzaine de jours avant et payé 19 980 ISK pour 2 adultes. Sur place, tout est fluide : bracelets, serviettes, vestiaires, brassards pour notre fils, et surtout cette eau laiteuse qui donne immédiatement une ambiance irréelle aux lieux.
Malgré son côté très touristique, le Blue Lagoon fonctionne très bien pour une entrée en matière. Il y a encore peu de monde tôt le matin, l'eau est délicieuse, le masque de silice est agréable, le verre inclus fait sourire, et pendant deux heures on oublie complètement la logistique du voyage.
Nous prenons ensuite la route du Cercle d'or. À Þingvellir, la balade est simple et familiale, même si l'après-midi le site est bondé et envahi de mouches. Nous longeons la faille, traversons le site et faisons une boucle en passant par la petite église. Comptez 1 000 ISK pour le parking.
Plus tard, nous terminons la journée à Gullfoss. Le ciel se couvre, la pluie revient doucement et, paradoxalement, le lieu devient encore plus beau au moment où les touristes repartent.
Nous filons ensuite vers Selfoss et nous arrêtons en pleine nature pour notre première vraie nuit dehors.
Cette deuxième journée commence à Kerið, immense cratère rouge et noir autour d'un lac bleu très net. La boucle est rapide, environ vingt minutes, avec une petite descente au bord de l'eau. À l'époque, l'entrée coûtait 400 ISK par personne.
Nous poursuivons vers Hjálparfoss, très belle cascade accessible par une piste facile, sans 4x4. Le lieu est paisible et ferait presque déjà un très beau spot pour dormir.
Mais le grand moment de la journée, et probablement l'un des plus beaux du voyage, c'est Gjáin. Pour y arriver, nous enchaînons route 32, route 332 puis piste 327, théoriquement réservée aux 4x4. En pratique, nous y allons quand même avec le van, sans grosse difficulté. L'arrivée est une vraie surprise, parce qu'on ne voit presque rien avant de découvrir soudain cette vallée en contrebas.
Gjáin a tout : les petits cours d'eau, la végétation, les cascades, l'impression d'être dans un jardin caché au milieu de la lave. Nous avons eu un vrai coup de cœur pour cet endroit. Le soir, nous dormons près de Seljalandsfoss, malgré l'interdiction de stationner.
Seljalandsfoss tôt le matin
Skógafoss
Skaftafellsjökull
Autre vue sur Skaftafellsjökull
Eldfell
Sur les pentes d'Eldfell
Coulée de lave d'Eldfell Nous nous levons tôt pour profiter de Seljalandsfoss avant le monde. Petit-déjeuner devant la cascade, presque personne autour de nous, cinq minutes de marche à peine : c'est exactement le genre de moment qui justifie un road trip en van.
Puis vient Skógafoss, impressionnante surtout vue d'en bas. On peut monter au sommet, mais l'escalier secoue un peu. Bon à savoir : le camping au pied de la cascade est simple mais bien pratique, avec WC et douches.
Nous poursuivons ensuite jusqu'au glacier Skaftafellsjökull. La marche jusqu'à la langue glaciaire est courte et très accessible, ce qui est parfait avec un enfant. Il existe aussi des sorties guidées sur glace pour ceux qui veulent aller plus loin.
L'après-midi, demi-tour partiel pour reprendre le ferry vers les îles Vestmann, et plus précisément Heimaey. Une fois sur place, nous filons au Glamping & Camping, où nous prenons une place à 3 000 ISK avant de repartir aussitôt pour la randonnée du volcan Eldfell.
Le sommet est superbe. La terre rouge, la mer bleue, les pentes vertes et le vent très fort créent une ambiance vraiment saisissante.
Nous terminons la journée au musée Eldheimar, très intéressant pour comprendre l'histoire volcanique de l'île, puis devant la coulée de lave.
Le camping est agréable, bien placé et propre, même si l'eau chaude fait un peu ce qu'elle veut et qu'il manque quelques détails pratiques dans les sanitaires.
Avion de Sólheimasandur
Dyrhólaey
Autre vue sur Dyrhólaey
Falaises de Dyrhólaey
Reynisfjara
Plage noire de Reynisfjara Avant de reprendre le ferry, nous montons vers Stórhöfði et la station météo. Le coin permet déjà une belle mise en jambes et quelques observations d'oiseaux.
De retour sur l'île principale, nous visons l'avion abandonné de Sólheimasandur. La marche est longue, monotone, très plate et uniquement intéressante pour l'image finale. Mais la photo fonctionne vraiment bien quand la lumière est bonne et que la foule reste raisonnable.
Nous reprenons ensuite la route vers Dyrhólaey. La piste est officiellement réservée aux 4x4, mais tout le monde semble s'y engager sans drame ce jour-là. Les points de vue sont très beaux, avec une vraie puissance de côte volcanique.
Un peu plus loin, nous rejoignons Reynisfjara et son isthme noir. C'est spectaculaire, austère, très islandais.
Le soir, Park4Night nous aide à trouver un bel emplacement un peu en hauteur au-dessus de la route 1.
Nous revenons légèrement sur nos pas pour aller à Þakgil. Le lieu vaut déjà le détour pour la route elle-même, très belle, très minérale, presque lunaire par moments.
Nous retrouvons ensuite Skaftafell, cette fois pour marcher davantage. L'aller-retour jusqu'à Skaftafellsjökull reste très facile avec un enfant.
La montée vers Svartifoss est un peu plus physique, mais reste très raisonnable si l'on prend son temps. La cascade vaut largement l'effort.
En fin de journée, nous faisons un arrêt à Svínafellsjökull, que nous trouvons encore plus impressionnant que le glacier vu plus tôt. Nous arrivons tard, il n'y a presque personne, et ce silence devant la glace nous marque beaucoup.
Nous finissons la journée sur un grand parking vers Jökulsárlón, entre mer et lagune.
Jökulsárlón
Icebergs à Jökulsárlón
Autre vue sur Jökulsárlón
Chevaux près d'Egilsstaðir
Route de l'est islandais
Moutons sur la route Le matin, nous retournons à Jökulsárlón de bonne heure. C'est un grand moment du voyage : les icebergs, les oiseaux, les phoques, le silence relatif du début de journée, puis l'arrivée progressive du monde.
L'après-midi est ensuite avalée par la route vers Egilsstaðir, avec de nombreux arrêts tant les paysages côtiers sont beaux.
Dans cette partie du pays, le camping sauvage devient plus compliqué. Nous dormons donc au camping Skipalækur, au bord d'un lac. C'est propre et agréable, même si assez basique.
Nous repartons vers le nord avec un premier arrêt à Dettifoss, cascade brute et très puissante. L'accès demande un peu de piste et le parking se remplit vite, donc mieux vaut viser tôt ou tard.
Puis vient Krafla Viti, superbe cratère autour duquel nous faisons une boucle d'environ quarante minutes malgré la pluie.
Nous faisons ensuite une halte à Leirhnjúkur, paysage chaotique, fumant, presque irréel. Puis nous terminons autour du lac Mývatn, avec ses pseudo-cratères.
Le soir, nous dormons au Vogar Travel Service. Le terrain n'est pas très plat, mais le cadre au bord du lac est réussi.
Nous commençons par le site géothermique de Hverir, très accessible et visuellement fort, même sur une courte balade.
Ensuite, direction Húsavík pour une sortie baleines. Nous avions réservé quelques jours avant avec Salka Whale Watching, avec une petite réduction, pour environ 20 000 ISK à deux adultes. La croisière dure 3h30. Pour les baleines, c'est très bien. Pour les macareux, beaucoup moins : on en voit, mais de trop loin.
Le soir, nous poussons jusqu'à Goðafoss, très belle surtout vue depuis la rive gauche.
Nous passons la nuit au bord d'une rivière, dans un coin très simple mais calme.
Journée de route, mais une belle journée de route. Nous faisons d'abord un détour par Hvítserkur, ce rocher dressé au milieu de la mer.
Puis nous nous arrêtons à Illugastaðir pour voir des phoques et des sternes arctiques. Le petit sentier et la cabane d'observation rendent le site agréable, et nous l'avons trouvé plus intéressant qu'Ósar pour les phoques.
Nous passons la nuit au bord de la mer, dans un lieu magnifique mais bien venté.
Nous avançons vers Ísafjarðarbær avec un arrêt à Hvitanes pour voir, encore une fois, des phoques de très près.
Ensuite, les fjords prennent complètement le relais. La route devient presque le sujet principal de la journée, tant les arrêts photo s'enchaînent.
Le soir, nous dormons au camping de Tungudalur, vraiment bien placé et bien tenu.
Route de Svalvogar
Autre vue sur Svalvogar
Svalvogar
Route de falaise à Svalvogar
Dynjandi
Route vers Látrabjarg
Látrabjarg en lumière rasante
Falaises de Látrabjarg
Fin de journée à Látrabjarg Nous poursuivons vers Látrabjarg avec un arrêt au phare de Svalvogar. La route 622 est magnifique, mais sérieuse sans 4x4.
Plus tard, nous faisons halte à Dynjandi. La cascade est superbe, mais l'expérience est un peu gâchée par les milliers de moucherons qui nous tombent dessus.
En fin de journée, la lumière devient magnifique en approchant de Látrabjarg.
Nous dormons au pied des falaises, dans un endroit autorisé, très beau et très simple.
Falaises de Látrabjarg et oiseaux
Oiseaux à Látrabjarg
Macareux à Látrabjarg
Autre vue sur les falaises Le matin, nous marchons en haut des falaises de Látrabjarg. Le panorama est superbe, et surtout nous pouvons approcher de très près guillemots, mouettes et macareux. Il faut vraiment monter un peu pour profiter du meilleur spot.
Nous faisons ensuite le détour jusqu'à Rauðisandur, que nous avons trouvé long et finalement peu intéressant par rapport au reste du voyage. Puis ferry. La traversée est confortable, avec restaurant et aire de jeux, ce qui est appréciable avec un enfant.
Nous entamons la dernière grande partie du voyage avec Kirkjufell, très connu, très photogénique, et vraiment beau depuis la petite colline de l'autre côté de la rivière.
Nous poursuivons sur la péninsule de Snæfellsnes, avec un arrêt à la plage noire de Djúpalónssandur.
Puis nous marchons entre Hellnar et Arnarstapi, une jolie randonnée côtière facile et très agréable.
Nous consacrons la matinée à Víðgelmir Cave, visite que nous avons beaucoup aimée. Comptez 6 500 ISK par personne. La grotte est bien aménagée, les explications sont claires, et la sortie est tout à fait faisable avec un enfant de 2 ans.
L'après-midi, nous terminons en douceur aux bains de Laugarvatn Fontana. Le lieu est moins spectaculaire que le Blue Lagoon, mais plus calme et plus simple, avec une vraie sensation de pause avant la fin du voyage. Comptez 3 800 ISK par personne.
Dernier jour en Islande. Nous le consacrons à Reykjavik, sans pression particulière. La ville est agréable à pied, même si la pluie nous accompagne par moments.
Nous faisons une pause au C for Cookie, surtout pour le chocolat chaud et les gâteaux maison, puis nous rendons le van et terminons par une nuit près de l'aéroport.
Le van reste pour nous le meilleur format pour ce voyage. Il donne une vraie liberté, mais il faut accepter le froid nocturne, le vent, la logistique quotidienne et vérifier la réglementation islandaise en vigueur avant chaque nuit hors camping.
Pour un voyage plus confortable, il faut plutôt construire des bases autour du sud, de Mývatn et de la péninsule de Snæfellsnes. Le budget grimpe vite par contre.
À l’époque en 2018, nous avons souvent dormi en pleine nature ou sur des parkings tolérés, et cela reste l’un de nos plus beaux souvenirs d’Islande. Avec Park4Night, c’était simple, sauvage, incroyablement libre. Mais la réglementation semble avoir été durcie depuis, ce point est donc à vérifier avant de préparer votre propre itinéraire.
L’Islande n’est pas la destination la plus simple pour varier les repas quand on voyage en van, mais le pays reste assez confortable si l’on anticipe un peu. Le gros avantage du van, c’est justement de pouvoir cuisiner une partie du temps et d’éviter de dépendre uniquement des restaurants.
Dans les zones plus touristiques comme le Blue Lagoon, Reykjavik ou Húsavík, il est assez simple de trouver des options végétariennes. À Reykjavik, nous avons bien aimé la pause sucrée chez C for Cookie. Le reste du temps, les campings bien équipés et les courses régulières restent la stratégie la plus simple.
Le budget global de ce road trip dépend beaucoup du choix du van, des campings, des activités et du nombre de restaurants. L'Islande reste une destination chère, mais le van permet de contenir une partie des dépenses, notamment sur l'hébergement et les repas.

L'intensité visuelle du voyage, la diversité des paysages, la force du sud islandais, Gjáin, Jökulsárlón, la journée à Eldfell, les oiseaux de Látrabjarg, et cette sensation constante d'être tout petit dans un décor immense.
Le froid la nuit, le vent, certaines longues liaisons, la monotonie de quelques marches comme Sólheimasandur, et la fatigue qui s'accumule forcément quand on roule beaucoup avec un enfant.
Nous garderions le van, sans hésiter, mais nous cadrerions mieux certaines nuits, nous intégrerions plus de marge météo, et nous éviterions sans doute quelques détours moins convaincants comme Rauðisandur.
Ce road trip convient très bien aux familles qui aiment les grands espaces, la route, le vent, l'imprévu et les journées dehors.